Je connais très bien l'Allemagne. Sa langue, sa culture, son peuple. Lorsque je suis nommé Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes en avril 2008, je mets toute mon énergie dans la relation franco-allemande sans laquelle il ne peut pas y avoir d'Europe.

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A dix jours du scrutin, quel regard portez-vous sur cette campagne ?

BRUNO LE MAIRE. C’est une belle campagne. Pendant ces cinq mois, j’ai vu des fédérations UMP et des militants mobilisés, malgré les scandales financiers, les chroniques judiciaires et les querelles de personnes. Mais j’ai vu aussi des Français à bout, à cran, qui n’en peuvent plus des politiques qui ne tiennent pas parole. Il y a une puissante aspiration à un renouveau de la vie politique française, à gauche comme à droite.

Mais vous, vous proposez quoi ?

Il faut agir sur des actes concrets, comme le non-cumul des mandats ou encore l’obligation pour les élus de démissionner de la fonction publique, comme je l’ai fait moi-même. Mais aussi en restaurant l’autorité de l'État, en donnant la parole aux militants, et en étant ferme dans nos valeurs.

Samedi dernier, vous avez fait front face aux militants UMP de Sens commun, proches de la Famille pour tous, alors que Sarkozy a donné l'impression de céder en annonçant l’abrogation de la loi Taubira si la droite gagnait en 2017...

L’UMP a besoin d’un chef qui tienne bon en toutes circonstances, qui défende ses convictions quelles que soient les épreuves. Sur le mariage pour tous, je reste donc très clair : nous ne reviendrons pas sur le mariage pour tous.

Ca vous a surpris d’entendre Sarkozy dire que «ça coûte pas cher» d’abroger, pour séduire les adversaires de la loi Taubira ?

Je ne juge personne. Je me refuse à faire des calculs politiques. Les militants jugeront eux-mêmes le 29 novembre.

Malgré un retour plus compliqué que prévu, Nicolas Sarkozy reste le grand favori. Vous croyez en vos chances ?

Oui, plus que jamais. Les militants ne cherchent pas un sauveur ou un homme providentiel. Ils veulent un chef disponible, rassembleur et déterminé. Contrairement à tout ce que je lis, la victoire est à portée de main. Les militants créeront la surprise ! Tout est possible !

C’est-à-dire ?

Nous aurons un second tour. Les militants ont un choix crucial à faire : soit la fin de l’UMP soit son renouveau en profondeur. Je leur propose ce deuxième choix.

A vos yeux, une victoire de Nicolas Sarkozy signerait donc la mort de l’UMP ?

Il l’a annoncé lui-même ! Contrairement à lui, je propose de garder le nom de l’UMP. Je ne vois pas pourquoi les militants, qui sont pourtant mobilisés et ont remboursé les dettes du parti, paieraient pour les erreurs des chefs. Et puis vouloir créer un grand rassemblement, avec une fusion de l’UDI, cela créera de la confusion des idées et nous ferait perdre du temps.

Vous serez donc candidat à la primaire de 2016 ?

Ce n’est pas le sujet du moment. Je suis totalement concentré sur la présidence de l’UMP. Mais avec ces cinq mois de campagne, et grâce aux nombreux soutiens de parlementaires, élus locaux et militants que j’ai reçus, j’ai gagné ma liberté. Je ne la rendrai pas. Cette campagne est fondatrice. La force du renouveau ne s’arrêtera pas au 29 novembre.

Vous avez des doutes sur l’organisation du scrutin ?

C’est la première fois que l’on organise un vote électronique de cette ampleur dans notre famille politique. Et comme toutes les premières, il y a des ratés. Je regrette notamment qu’il n’y ait pas de résultats par département. Quant au résultat, il devra être incontestable. Je serai très vigilant sur ce point.

Vous serez jeudi à Fréjus, plus grosse ville tenue par le FN, pour votre dernier meeting. Tout sauf un hasard...

En allant à Fréjus, je vais mettre le fer dans la plaie, pour montrer que la droite républicaine est forte, rassemblée et capable d’être un rempart pour battre le Front national.

En privé, Sarkozy est très dur contre vous. Il vous reproche notamment une forme de déloyauté...

Quelle déloyauté ? Je suis loyal à mes convictions et resterai toujours. Je suis reconnaissant à Nicolas Sarkozy d’avoir travaillé à ses côtés comme ministre. Mais je suis un homme libre, fidèle à ses idées et ses valeurs. Cette liberté, on ne me l’a pas donnée, je l’ai conquise. Elle ne m’empêche pas de respecter tous les membres de ma famille politique. Ce respect est pour moi une ligne de conduite et une garantie de sérénité.

 

 

Samedi 15 novembre, je rencontrais des jeunes UMP venus de toute la France, pour échanger autour d'un verre. Ils n'ont peut-être pas l'expérience, mais ils ont l'enthousiasme : faisons-leur enfin confiance ! ‪#‎renouveau‬

Merci à Delphine Bürkli, Jonas Haddad et Arnaud Murgia, jeunes élus de talent, pour leur soutien ainsi qu'à Paul Guyot-Sionnest, délégué national des Jeunes avec BLM !

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Avec BLM

Dans un courrier envoyé aux adhérents UMP de l'Essonne, cinq Maires se portent garant du renouveau en apportant leur soutien à Bruno Le Maire pour l'élection à la présidence du parti.

Assurant que l'UMP vit "un tournant de son histoire", le député du Val-d'Oise et proche de François Fillon révèle qu'il votera pour Bruno Le Maire.

Florence Berthout, maire du 5e arrondissement de paris affiche son soutien à Bruno Le Maire à la présidence de l'UMP. Florence Berthout sera présente avec Delphine Burklï, maire du 9e et également soutien de BLM, lors du grand meeting parisien de l'ancien ministre de l'Agriculture, le 4 novembre dans la symbolique salle du 5e, la Mutualité.

Mercredi 22 octobre est parue dans le Figaro une tribune rédigée par Laure de la Raudière, Franck Riester et Thierry Solère, co-signée par 49 parlementaires.